Fusariose des épis

25 sept. 2014

La fusariose des épis de maïs

Etat des lieux de la fusariose du maïs

Le facteur principal de développement de fusariose sur épis et de fusariotoxines est le climat. Cette année les conditions climatiques en particulier à la floraison (températures moyennes et pluies régulières) ont particulièrement favorisé la contamination des épis par les fusarioses (en particulier Fusarium Graminéarum). Malgré les recherches constantes, il y a encore interrogation sur les conditions de libérations de mycotoxines par les fusariorises.

 

Type de fusariose sur épis du maïs :

Sur maïs, il existe  plusieurs types de fusarioses des épis du maïs susceptibles de produire différents types de mycotoxines (dont le taux dans la collecte peut-être soumis à règlementation). Les 2 principaux types de fusarioses du maïs sont liées à :

  • Fusarium Graminéarum => induit un potentiel risque de production  de mycotoxines type DON / ZEA
    • Se développe à température moyenne et pluie à la floraison. Une fin de cycle humide aggrave le risque de production de mycotoxines.

 

 Fusarium Graminéarum sur épis de maïsInterieur d’un épi de maïs avec Fusarium Graminéarum

                                                                                                                                                                               Source DEKALB

 

  • Fusarium Moniliforme => induit un potentiel  risque de production  de mycotoxines type fumonisines
    • Se développe lors d’étés chauds et plutôt secs.
    • Opportuniste : parasite de faiblesse qui profite de blessures ou de stress (insectes foreurs, blessures, fissures des grains…)

 

Fusarium Moniliforme sur épi de maïs

                                                                                             Source ARVALIS

 

Prévention de la fusariose du maïs :

Le climat reste de loin le premier facteur de risque, cependant pour limiter les risques de fusariose du maïs et de production de mycotoxines il existe des  leviers :

  • Dates de semis et de récoltes optimales (pas après début novembre)
  • Choix de variété appropriée (précocité par rapport à sa zone géographique, comportement maladies)
  • Protection des parcelles vis-à-vis des pyrales et sésamies
  • Gestion des résidus de récolte de précédents culturaux (broyage, enfouissement)
  • Gestion préstockage

Attention à l’accumulation des facteurs de risques.

A notre niveau, la sélection et le développement travaillent sur le comportement des variétés pour proposer aux agriculteurs des variétés solides sur ce critère (tolérance aux fusarioses du maïs et à la production de mycotoxines)

Même si le lien entre fusarioses et fusariotoxines est indiscutable, la complexité des espèces et souches en compétition ne permet pas toujours de prédire avec précision les teneurs en fusariotoxines à partir des symptômes.

La variabilité interannuelle des symptômes observés et des teneurs en fusariotoxines constatées confirme le poids prépondérant du climat : pluviosité au moment de la floraison femelle et dans les jours qui suivent, hygrométrie et niveaux de température après la floraison et au cours de l’automne, durée d’exposition à la progression des pathogènes. (Source arvalis)

 

Les conseils pour les parcelles les plus touchées : ne pas trop attendre pour récolter