Impact de la canicule sur les maïs à différents stades

17 juin 2015

Les impacts de la canicule sur le maïs

Impact du stress hydrique sur les maïs au stade de développement végétatif 

Pour les maïs qui n’ont pas atteint le stade floraison, la canicule associée à la sécheresse peut entraîner des conséquences sur le nombre de rangs, composante déterminée entre 10 et 12 feuilles mais qui peut être impactée jusqu’à la floraison.

Pour les derniers maïs semés, le développement végétatif est fortement ralenti car les températures ne sont plus efficaces pour le maïs au-delà de 30°C.

 

Impact de la canicule sur les maïs au stade de floraison

Mais, la période la plus critique pour la culture du maïs, est la floraison. Un stress hydrique ou thermique à ce stade peut impacter le rendement. Bien que le nombre d’ovules soit établit plus tôt dans le cycle, la réussite de la pollinisation puis de la fécondation est nécessaire pour le développement de ces ovules en grains viables.

 

La pollinisation est l’étape durant laquelle le grain de pollen se déplace de la panicule vers les soies. La fécondation ne commence que lorsque la cellule de reproduction mâle, le pollen, entre en contact avec la cellule femelle réceptrice, l’ovule. Cependant, une pollinisation réussie ne débouche pas toujours sur une fécondation.

 

L’émission du pollen commence très rapidement après l’apparition de la panicule. Elle peut se prolonger jusqu'à 2 semaines, mais dure généralement 5 à 8 jours, avec un pic autour du 3ème jour. Les pics d’émission se font généralement dans la matinée et reprennent en fin d’après-midi ou soirée.

 

De fortes températures et des conditions sèches peuvent réduire la viabilité du pollen. L’émission du pollen décroit à partir de 30°et la viabilité peut être affectée au-delà de 37°C. Même en conditions sèches, la quantité de pollen est généralement suffisante. C’est plus le raccourcissement de l’émission du pollen couplé à un retard d’émission des soies qui peut causer des conséquences importantes et une forte réduction du potentiel de rendement.

 

Les soies se développent et s’allongent à la surface de chaque ovule sur l’épi. Elles permettent au pollen de cheminer jusqu’à l’ovule. Les premières soies qui se développent sont celles de la base de l’épi, puis les suivantes en remontant jusqu’au sommet. Elles émergent des spathes en 4 à 8 jours, grandissent de 3,5 cm par jour les 2 premiers jours puis leur progression ralentit.

 

Chaque soie peut continuer d’élonguer jusqu’à être pollinisée ou jusqu’à sa propre sénescence. Les soies peuvent être pollinisées jusqu’à 10 jours après émergence mais généralement, les fécondations réussies se font dans les 4-5 jours suivant l’émergence. Comme leur exposition n’est pas simultanée, il y a généralement des soies viables pendant 14 jours. En plus, de la sénescence naturelle, la chaleur et le stress hydrique peuvent entrainer un desséchement prématuré des soies.

 

Les soies ayant un taux d’humidité plus élevé que tous les autres organes de la plante de maïs, elles sont plus sensibles à un stress hydrique. Le manque d’eau peut ralentir leur élongation et leur émergence. Dans le cas, de stress hydrique ou thermique sévère, le délai entre l’émission du pollen et l’émergence des soies (ASI = Anthesis Silk Interval/Intervalle entre la floraison femelle (émission des soies) et l'émission du pollen (floraison mâle ) augmente et induit, en conséquence, une faible quantité de pollen viable au moment où les soies sont réceptives et donc une fécondation réduite. Selon la période de stress, l’épi peut présenter une bonne fécondation à la base et faible au sommet, ou une répartition dispersée des grains (figure 1).

 

Dans la sélection DEKALB, l’ASI en condition de stress hydrique est un critère important pour proposer des variétés plus tolérantes au stress hydrique à floraison.

 

Répartition de grain sur épi

Figure 1 : Différentes répartitions de grains sur un épi.

 

De plus, une fécondation réussie ne produit pas toujours un grain viable. Pendant plusieurs semaines, jusqu’au SLAG (Stade Limite d’Avortement des Grains), une réduction del’activité photosynthétique de la plante, liée à une forte couverture nuageuse ou un stress thermique ou hydrique, peut entrainer l’avortement des ovules fécondées. Cela arrive généralement sur les derniers grains fécondés, au sommet de l’épi.

 

Impact du stress hydrique sur la floraison du maïs

 

Les Conseils DEKALB concernant le stress hydrique ou thermique

Le stade floraison est celui pour lequel la plante utilise le plus d’eau par jour (figure 3). Lorsque cela est possible et nécessaire, l’irrigation limite les riques de diminution du nombre de grain et permet d’améliorer le remplissage de grains. Dans les situations non irrigables, le choix des variétés doit intégrer la diversité des maturités pour répartir les risques faces aux accidents climatiques et se porter sur les variétés les plus tolérantes au stress. C’est ce que vous propose DEKALB au travers de sa gamme de variétés de maïs tolérantes au stress hydrique DKoptim’eau